TOUS CES PETITS MOTS ET CES HISTOIRES QUI NOUS INSPIRENT AU QUOTIDIEN

drawingElles se nomment Nathalie, Noura, Sophie, Myriam, Haïcha, Olga….
Elles parlent français, anglais, roumain, chinois….
Elles ont 18 ans, 46 ans, et même 67 ans…
Elles sont venues seules à La Dauphinelle, ou avec leurs enfants: David 5 ans, la petite Chloé – 1 mois, sans oublier le grand John de 17 ans…

Ce sont plus de 300 personnes, et tout autant d’histoires différentes que nous entendons, voyons et partageons chaque année. En voici quelques bribes…

« Je pensais être seule et j’avais très peur de l’avenir et de ce qui allait nous arriver. Grâce à La Dauphinelle, j’ai pu prendre le temps d’aller à l’école et d’apprendre le français. Mes enfants sont heureux et à mon tour un jour je vais aider des femmes comme les intervenantes de La Dauphinelle l’ont fait pour moi.»Confidentiel

«Je tiens tout d’abord à remercier l’équipe de La Dauphinelle qui a été fabuleuse tout au long de mon séjour. Je crois que cette maison m’a été d’une grande utilité. J’aimerais quand même suggérer que les heures de dodo soient allongées. Merci infiniment!» – David 14 ans, fils de Nathalie

«Mon mari m’avait dit que si nous rentrions au Maroc avec lui, il arrêterait de hurler et de se fâcher sur les enfants. Nous sommes rentrés et cela n’a pas cessé. J’ai mis deux ans à revenir au Québec. Je sais maintenant qu’il existe des ressources et qu’il faut aller chercher de l’aide et ne surtout pas rester seule.»Haïcha

«Merci pour l’aide dans ma relation avec ma fille. J’ai réglé la situation avec mon mari et j’ai trouvé un logement. Merci de m’avoir épaulée et accueillie dans mes peurs.» – Anna

«J’ai perdu mon logement et je suis arrivée à La Dauphinelle, car ma travailleuse sociale m’en a parlé. Ce n’est pas facile de tout perdre, mais je crois que maintenant je vais être capable de me trouver un logement que je pourrai payer et je vais mieux gérer mon budget.» – Myriam

«Mon fils est celui qui, un soir, a appelé la police pour me délivrer d’un conjoint qui s’apprêtait à me flanquer une raclée. C’est ainsi que je me suis retrouvée avec lui à La Dauphinelle. Sans que ce soit évident tout de suite, notre passage chez vous nous a laissé des traces profondes et a permis à mes fils de faire avec discernement un choix vers eux et vers cette liberté que je leur enseignais sans pour autant m’en saisir. Oui, il y a l’espoir de s’en sortir, de cesser de se plonger dans les autres pour tenter de découvrir ce qui ne va pas chez soi et de regarder avec intelligence les gestes pour ce qu’ils sont et de quelle façon ils sont dirigés. Un amour où les contraintes, les revendications sont si présentes que jamais s’y installent pour bien longtemps le calme et le réconfort, n’en est pas un. Il n’existe, malheureusement, pas de mot plus fort que «merci!» pour vous témoigner toute ma reconnaissance, car une fois ce cercle de violence brisé on a tendance à choisir la vie et c’est extraordinaire.»Sophie

«Je vous remercie pour tout. Vous serez toujours dans ma mémoire et je vous aime plus que je ne saurais l’écrire»Noémie, 16 ans